Nous avions choisi le mois de janvier en raison de températures habituellement agréables dans le sud, ce qui fut le cas, et dans la période précédant le Têt, période festive où la vie active s’arrête au Vietnam.C’était notre douzième séjour au VN et nous avons revu des régions et des villes que nous connaissions déjà mais qui se transforment à vive allure.
Les villes du sud, dans le delta du Mékong ont aussi grandi, se sont modernisées, avec des accès routiers, des ponts ou des ferry-boats récents. En campagne, il y a toujours une vie active sur les rivières et les arroyos qui les relient et qui sont là les seules voies de transport de marchandises et de circulation des bêtes et des hommes.
Sur les hauts plateaux Dalat et en contrebas Bao Loc, villes en expansion, nous attendaient avec pluie et temps frais puis brouillard dans la descente du col de Bellevue vers Phan Rang où la visibilité était réduite à quelques mètres.
Nha Trang est aussi en pleine transformation, avec de nombreux hôtels et restaurants, des plages aménagées, des résidences luxueuses dans les environs proches.

Découverte pour nous, la province de Gia Laï, plus ou moins interdite il y a quelques années, moins sauvage que nous ne l’imaginions – car souvenirs d’A Luoi plus au nord, à la frontière du Laos – Les plantations d’hévéas, de poivre, de café, de thé se succèdent et sont belles, et il y a aussi un peu de tabac. Autour de Pleiku, des ethnies minoritaires, Jaraïs et Bahnas sont regroupées dans des villages et nous avons eu l’occasion d’en visiter.
La veille du retour, brève incursion et découverte encore de Vung Tau, ancien Cap St Jacques, station balnéaire assez proche de Saïgon, devenue une ville moderne, étendue, avec un bord de mer réaménagé.
Un certain nombre d’enfants handicapés ont été examinés dans des institutions où on leur prodigue des techniques de réhabilitation adaptées et un enseignement spécialisé. Encadrement et enseignants nous sont apparus motivés et très attentifs.
D’autres enfants ont été visités dans leurs familles, vivant souvent dans des quartiers pauvres ou dans des campagnes lointaines. L’habitat est souvent simple, rudimentaire, parfois réduit à une construction légère avec des murs en feuilles tressées, toit en tôle, sans eau courante et toilettes attenantes très sommaires. Certaines familles ont vu leur logement amélioré par la Croix Rouge locale ou des donateurs.
L’accueil est souvent touchant, digne malgré l’indigence et l’adversité.
Partis avec des fiches sanitaires et sociales, très bien faites, concernant la presque totalité des enfants, nous avons pu examiner ces derniers, vérifier et compléter les renseignements, et voir avec les familles et nos accompagnateurs ce qui pourrait être raisonnablement amélioré.
L’ensemble de ces données socio- sanitaires a été transmis aux membres du Bureau de l’association, commenté lors d’échanges de courriels et sera repris et discuté en Conseil d’Administration.
Jacqueline et Jean Meynard - 20 février 2010








